• En publiant le 18 juin dernier un arrêté interdisant le stationnement des tracteurs et remorques sur l’estran, la Préfecture de la Manche a déclenché une sacrée « levée de boucliers » de la part des pêcheurs plaisanciers qui, faute de ports en nombre suffisant, n’ont pas d’autre choix, pour s’adonner à la pêche embarquée, que de mettre à l’eau leur bateau en utilisant un tracteur qu’il faut bien ensuite, stationner quelque part. Quelques avertissements, distribués déjà en mai à quelques plaisanciers de la côte ouest, nous avaient alertés.

    Cet arrêté qui a sans doute été pris à la hâte a été fort justement abrogé par un autre arrêté préfectoral en date du 18 juillet !!!!!

    On en revient donc à la situation antérieure régie par un arrêté préfectoral de mai 2000 qui réglemente la circulation sur l’estran en précisant les dérogations, en particulier, celle concernant la mise à l’eau des bateaux de plaisance. Rien sur le stationnement. Mais le Code de l’Environnement, modifié en 2006 et 2016, interdit dans son article L321-9, le stationnement sur l’estran. Toutefois, une possibilité d’autorisation du Préfet après avis du Maire, reste possible mais est surtout utilisée pour des évènements ponctuels. On est donc devant une situation « bancale » qu’il va bien falloir régler à l’automne.

             Le Préfet s’est prononcé en faveur de la tenue de réunions de concertation entre l’Administration, les Elus, les professionnels et les pêcheurs de loisir.

             Il serait souhaitable que dans chaque zone concernée, on puisse définir des zones de stationnement qui conviennent à tout le monde. Mais le problème n’est pas simple car tout dépend de la saison, de l’existence ou non d’un périmètre de baignade avec chenal d’accès, du mode de pêche pratiqué (on ne stationne pas son tracteur de la même façon selon que l’on part assez longtemps ou juste pour aller relever un filet ou un casier), du nombre de personnes à bord du bateau (seul, aller stationner son bateau relativement loin, est impossible), du coefficient de marée, etc… La question se posera aussi pour les secteurs où il n’existe pas d’association. Bref rendez-vous à l’automne pour régler le problème.

    (Extrait d’un article à paraître dans le prochain Pêche Plaisance).

     Jean LEPIGOUCHET, Président Comité 50 de la pêche maritime de loisir


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