• Bar : les chalutiers de fond ignorent le moratoire et l’assument !

    Paru dans le Marin ce jour!

    Parfaitement scandaleux pour des citoyens "professionnels" à qui on a confié légalement la gestion de la ressource!

    Si les pélagiques ont fait une croix sur le bar, ce n’est pas le cas des chalutiers pratiquant le chalut de fond, en dépit du moratoire sur le stock nord décidé en décembre par le Conseil des ministres européens de la pêche, et qui doit s’appliquer au 1er janvier.

    Bar : les chalutiers de fond ignorent le moratoire et l’assument

    Sous la criée de Cherbourg, 18 tonnes de bars ont ainsi été vendues aux enchères depuis le début de l’année. « C’est le même niveau que l’an passé à la même époque », confirme son directeur Marc Delahaye. Dans le même temps, seulement 2 tonnes de bars de ligne ont été vendues. « Tout se fait dans la transparence, les hauturiers estimant qu’il y a un vide juridique », explique-t-il.

    « Quand on tue les gens... » Daniel Lefèvre, à la fois président du comité régional des pêches de Basse-Normandie et président de la Capam, une coopérative d’armement avec trois hauturiers, estime que le moratoire ne s’appliquera que lorsque le règlement sera paru au Journal officiel de l’Union européenne. « Puisqu’il est pour le moment en notre faveur, on ne va pas se gêner pour l’interpréter ! »

    Une position qui fait bondir les ligneurs, fortement impactés par le passage de 36 à 42 cm de la taille minimale du bar. Le ministère de son côté indiquait récemment au marin qu’il s’agissait d’« un règlement d’application directe ».

    « Le grand carénage de printemps approche !Pêche au bar – Les textes officiels sont publiés »

  • Commentaires

    1
    JC
    Dimanche 31 Janvier 2016 à 09:43

    le raisonnement direct de ces messieurs les pêcheurs aux chaluts devient un raisonnement suicidaire, l'on connait le président des pêches de Normandie ou Basse Normandie, il agit pour la survie des pêcheurs au jour le jour, mais occulte les générations futures.

    le suicide de la profession devient collectif grâce à une poignée d’ignare qui croit sauver ce qui n'existe plus.

    Jean Claude

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